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Historique de la ville
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Pont l'Abbé d'Arnoult, florissante cité de 2000 habitants, accueille chaque année de nombreux visiteurs attirés par ses monuments qui reflètent le très riche passé historique de ce fleuron de la Saintonge.
Son nom qui lui vient de la disposition particulière de son emplacement, est tiré du latin Ponti Labium, lèvre de la mer. C'était un centre important sous l'occupation romaine. La cité va se développer au XIe siècle. Geoffroy-Martel, comte d'Anjou et maître de la Saintonge, a en effet doté Pont-l'Abbé et son église Saint-Pierre de nombreuses terres qu'il donnera par la suite à l'abbaye aux Dames de Saintes. Bâtie au XIIe siècle, sur les vestiges de l'ancien sanctuaire, l'église Saint-Pierre actuelle, dont on peut admirer le magnifique portail, est un vivant témoignage de la splendeur de l'architecture religieuse à cette époque. |
Un siècle plus tard, la cité s'entoure de fortifications, dont ne subsistent actuellement que les douves et le porche, imposant portique flanqué de deux tours cylindriques.
A proximité de l'église, et dépendant également des abbesses de Saintes, un important prieuré abritait des religieuses bénédictines.
Ce prieuré, ayant beaucoup souffert au cours des siècles, fut restauré à différentes reprises.
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Une gracieuse tour de guet qui repose sur un entablement décoré de moulures en forme de cul-de-lampe en orne la façade, elle-même percée de deux oculi (œils-de-bœuf). Au pied de ce promontoire, se dressent les rochers des Cadorettes, vieilles falaises qui rappellent que la mer était présente autrefois dans cette vallée. La légende de la belle Radegonde baigne encore ces lieux sauvages où elle vint, dit-on, se réfugier dans une de ces anfractuosités pour échapper à la férocité de son cruel époux, le roi mérovingien Clotaire 1er qui avait fait tuer et son père et son frère. La réalité sur laquelle des historiens sérieux se sont penchés serait un peu différente (*).
Les guerres civiles et la guerre de Cent ans ont hélas endommagé bien des édifices. Mais dans le cimetière on peut encore voir la tombe du citoyen Bienassis qui, révolutionnaire ardent, participa à la prise de la Bastille et racheta par la suite le monastère ruiné de la ville, lorsque les biens du clergé furent vendus aux enchères. |
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Il faut s'arrêter sur la tombe de René Caille, explorateur (1799 - 1838) qui, fils de forçat, devint découvreur d'empires et révéla Tombouctou en 1828. Mort à Labaderre, domaine situé près de Pont l'Abbé d'Arnoult, où il passa les six dernières années de sa vie, il fut enterré, sur sa demeure, au cimetière de Pont-l'Abbé.
Un autre explorateur Liotard (1858 - 1916) y repose également. Compagnon de Savorgnan de Brazza au Congo, il fut nommé gouverneur général honoraire des colonies, après une longue et brillante carrière commencée comme pharmacien de marine. (*) Clotaire 1er fut roi de Soissons de 511, puis seul roi de 558 à 561. Le départ de Radégonde de la Cour se place généralement aux environs de 555. Mais, c'est plus tard, au cours d'un voyage vers Arles que, venant de Poitiers, elle aurait traversé la Saintonge. |
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